Après cinq années d’études en archéologie et histoire de l’art, c’est tout naturellement que je choisis le métier d’archéologue. S’en suivirent plusieurs années à voguer de chantiers en chantiers, aux quatre coins de France, du Nord aux Pyrénées, en passant par Mayotte ! Bien que ce travail soit passionnant, je ressentais un manque : j’avais mis de côté la créativité, alors même qu’elle avait fait partie intégrante de ma vie depuis toute petite. L’envie de renouer avec cette première passion se faisait chaque jour de plus en plus pressante, jusqu’à ce que je reçoive un cadeau formidable pour mes 27 ans : un métier à tisser

Cet instrument allait devenir mon fidèle compagnon pour de nombreuses années. Au début je tissais uniquement des rubans, pour accrocher téléphone et autres. Un jour de novembre, mon petit frère me demanda si je pouvais lui faire un bracelet : défi relevé, toute la famille en reçut un pour Noël ! De fil en aiguille, je me suis formée à différentes techniques de tissage, de manière autodidacte, et aujourd’hui encore j’en découvre de nouvelles.  

En 2018, au vue de ma passion grandissante pour le tissage, je m’interroge sur la place que je veux accorder dans le futur à mon métier d’archéologue. La réponse s’impose alors comme une évidence : je souhaite conjuguer ces deux passions, en réalisant des créations tissées, inspirées par la beauté du passé. De fil en Flore était né. L’année suivante marque le lancement officiel de l’aventure, avec mon inscription en tant que micro-entrepreneuse auprès de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de PACA. Je décide alors de laisser mes doutes de côté et de me plonger entièrement dans ce nouveau défi !

Mon rêve pour les années futures : m’installer dans un joli village médiéval, avoir une maison avec un grand atelier-boutique au rez-de-chaussée, qui devienne un lieu de création, d’échanges et de bienveillance.


cliché : Aurore Soumille

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